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Actualité écologique 11/2009 Espagne

Une chenille qui dévore les palmiers

Le dangereux Paymandisia archon Cette chenille, Paymandisia archon, aussi dévastatrice que le scarabée rouge, est arrivée en Espagne
Nous n'en avions pas assez avec le Charençon rouge (Rhynchophorus ferrugineus) pour qu'une nouvelle sale bestiole, en forme de chenille, apparaisse dans la péninsule ibérique avec la même action dévastatrice sur les palmiers que cet insecte. Il s'agit du "papillon des palmiers" (Paymandisia archon), un prédateur vorace qui tue les exemplaires d'une large gamme de palmiers et occasionne de grandes pertes économiques, paysagistiques, ornementales et botaniques si on ne met pas en place des moyen précis pour l'éviter.
C'est ainsi que l'annonçait hier le scientifique Miguel Ángel Alonso Zarazaga, collaborateur du Conseil Supérieur des Investigations Scientifiques et du Musée National des Sciences Naturelles de Madrid, durant une conférence qui se passait dans le Jardin Botanique de la Conception, dans le cadre de la journée "Face à face avec le charançon rouge", organisé par le Développement Durable et Usages, dirigé par la conseillère municipale, Teresa Porras.

Tout un éventail de palmiers

Ce nouveau fléau vient du nord de l'Argentine, Uruguay, Paraguay et le sud du Brésil. Les chenilles s'alimentent de bourgeons et feuilles jeunes d'un large groupe de palmiers auxquels ils peuvent provoquer de graves dommages, y compris la mort, ainsi que le signalent les experts Carlos Gómez de Aizpúrua et José González Granados, dans un livre nommé Foresta et diffusé par l'Association et le Collège Officiel des Ingénieurs Techniques Forestiers.
On a vérifié que la chenille de ce papillon attaque le palmier nain commun (Chamaerops humilis), le palmier de Chusán (Trachycarpus fortunei), le palmier canari (Phoenix canariensis), le palmier-dattier (Phoenix dactylifera), le palmier-éventail californien (Washingtonia filifera) et le palmier-éventail mexicain (Washingtonia robusta), qui sont les palmiers les plus communs en Espagne, bien qu'elle puisse aussi attaquer des espèces du genre Butia, Sabal, Trithrinax et Livistona, entre autres. Cette espèce de lépidoptère est entré en Europe dans les années 80 et 90 du siècle dernier. En 2001, on détectait les premiers exemplaires dans les serres de Gerona et un an plus tard, sa présence était déclarée dans les provinces d'Alicante, Valencia et, avec plus de virulence, dans l'ile de Mallorca. Miguel Ángel Alonso donna l'alerte comme quoi le recensement avait trouvé une partie des palmiers infectés au Portugal, et qu'on prévoyait que la maladie allait se propager rapidement sur tout le territoire espagnol.
Les chenilles de cette espèce sont des poseurs de mines pour les troncs de palmiers. Durant sa longue période larvaire -qui peut durer jusqu'à 9 mois- elle creuse de profondes et grosses galeries dans le tronc, le cœur et les feuilles naissantes, avec de tragiques conséquences pour les palmiers infectés.   (20/11)

La Route Verte de l'Axarquia

Une vue de la route Une nouvelle route amène le randonneur dans le Parc Naturel des Sierras de Tejeda, Almijara et Alhama.
Au début de 2008, on inaugurait, dans la région d'Axarquia, une nouvelle route pour les amoureux de randonnées de la province, laquelle passe par les territoires communaux de Torrox, Frigiliana et Cómpeta et, par conséquent, sur une bonne partie de son parcours, par le Parc Naturel des Sierras de Tejeda, Almijara et Alhama.
Le sentier compte deux embranchements. Le plus long correspond au tronçon entre Torrox et la Sierra de Almijara, qui introduit le randonneur en plein coeur du Parc Naturel par un chemin de 17,300 km de long. Le second connecte la partie finale du tronçon antérieur avec la localité de Frigiliana, par un sentier d'une longueur de 2 km.
Etant donné la durée du parcours et compte tenu du fait que les heures de soleil sont maigres à cette date du calendrier, on recommande de laisser un véhicule au début du parcours (par exemple, à Torrox) et un autre à la fin du même (à Frigiliana).
Bien que l'excursion nous emméne sur un chemin en parfait état de conservation et très bien signalisé à tout moment, il faut tenir compte du fait qu'il traverse quelques tronçons de forte dénivellation, propres à l'orographie escarpée de la zone.
On peut voir ici quelques moments de ce parcours   (28/11)

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