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Actualité socioculturelle 11/2009 Espagne

La "guerre" des cantines

Des parents mécontents Une centaine de parents exigent que les collèges servent des repas "faits maison". Ils demandent que les centres gardent leur cuisine comme jusqu'à présent ou fassent un contrat "catering" avec Malaga. Les estomacs et la nutrition de leurs enfants poussa plus d'une centaine de parents hier à manifester pour réclamer le retrait de la ligne froide des cantines d'au moins 15 collèges de Malaga dont Guadaljaire, Luis Buñuel, Ricardo León, Antonio Machado, Carmen de Burgos ou Virgen de Gracia et de Archidona, entre autres centres de l'extérieur. Ils demandent, sans détour, que les collèges reprennent leur cuisine propre ou qu'une firme de catering de Malaga qui élabore des menus journalier le fasse. En définitive, une nourriture plus saine, plus naturelle, non pas comme celle qui vient maintenant via des firmes en "ligne froide". Aux cris de : "le menu de la conseillère, tilapia (poisson de pisciculture) pour du veau" les géniteurs, des mères majoritairement, se sont postées très tôt hier, devant les portes de la Délégation de l'Education pour veiller sur la nutrition de leurs rejetons. La présidente des Flocons blancs du collège Guadaljaire, Yolanda Atencia et María Martín du centre Ricardo León, manifestaient hier, sans ambages, que "la nourriture n'est pas comestible, horrible et mal préparée".
Elle vient de Séville.
Les firmes qui préparent les menus sont toutes de Séville, d'où viennent les produits de la dite ligne froide, qui, une fois dans les centres, est réchauffée. Mais il arrive que les lentilles, sans bouillon, deviennent quasiment des blocs indigestes, que le peu de poisson qui est servi -toujours selon les parents- arrive parfois avec le plastic dans lequel il était enveloppé, et que l'excès de légumes, de pâtes et de riz intégral font que les enfants peuvent à peine avaler.
Mais la conseillère, Mar Moreno, qui a promis d'être conciliante, a déjà indiqué, dans son intervention au Parlement andalou, que, pour des raisons hygiénico-sanitaires on allait imposer ce modèle en Andalousie. Et elle ne semble pas vouloir changer d'avis. Après les plaintes des parents, le délégué de l'Education de Malaga, Antonio Escámez, a reçu hier une délégation qui est en train de travailler à l'amélioration du service.   (5/11)

La grippe se convertit en épidémie

Une infirmière vaccine un patient La grippe A a atteint le niveau épidémique de diffusion dans un total de 11 communautés autonomes, durant la dernière semaine dont on dispose des données, entre le 25 et le 31 octobre, selon les données du Réseau National de Surveillance Epidémiologique de l'Institut de la Santé Carlos III, grâce aux estimations réalisées à partir des informations transmises pour le Réseau des Médecins de Garde. Concrètement, et en fonction de la diffusion géographique du nouveau virus H1N1, cause de 97% des cas de grippe clinique durant cette période, Aragón, Asturies, Cantabrie, Canaries, Castilla-La Mancha, Castille et León, Catalogne, Madrid, Navarre, Pays Basque et La Rioja atteignent le niveau épidémique. De leur côté, Andalousie, Extremadura et Melilla présentent un niveau local, alors que pour le reste des réseaux de garde, il est sporadique ou nul.
Pour la dite période, on a enregistré 130.907 cas de grippes cliniques en Espagne, dont 126.999 cas pourraient avoir un résultat positif pour le nouveau virus. Ces données ont favorisé l'idée que le taux de grippe clinique aie augmenté de 58% en une semaine, passant de 182,45 pour 100.000 habitants -la semaine antérieure- aux 292,45 de celle-ci.
Pour les communautés, on remarque l'augmentation de cette incidence au Pays Basque et en Castille et León, où le taux national a doublé, avec 607,49 et 579,81 cas pour 100.000 habitants. Suivent ensuite, Cantabrie (avec 505,16 cas/100.000), La Rioja (414,2), Communauté de Madrid (347,51) et Asturies (311,91). En-dessous de la moyenne nationale, on trouve : les Canaries (289,78), Catalogne (289,54), Castilla-La Mancha (286,28), Aragón (282,97), Andalousie (242,63), Extremadura (235,43), Navarre (216,26), Melilla (164,55), Communauté Valencienne (123,55), et Baléares (103,36). Galicia, Murcia et Ceuta n'ont pas spécifié leur taux de personnes infectées par la grippe cette semaine.
Le Nord le plus affecté.
Cette semaine, les réseaux de Médecins de Garde ont observé une augmentation de l'activité grippale "plus accusée" dans le nord du pays, avec une évolution croissante de la maladie dans tous les réseaux du système, à l'exception des Baléares, Extremadura et Melilla qui ont une évolution stable par rapport à la semaine précédente. Ainsi, le niveau d'intensité grippal est au plus haut en Cantabrie, Pays Basque et La Rioja, haut en Asturies, Canaries, Castilla-La Mancha, Castille et León, Catalogne et Madrid, moyen dans 7 autres réseaux et bas en Ceuta.
Parmi les personnes contaminées rapportées par le Réseau National, 48% sont des femmes et 52% des hommes. La majeure partie des cas correspond aux groupes de 5-14 ans (33%), et 15-44 ans (45%), alors qu'on a perçu des "hausses considérables" dans les taux d'incidence de grippe sur les mineurs de 5 ans en Catalogne et Castille et León.   (6/11)

Les agriculteurs manifestent

Gámez, Ciézar, Cintas et García, hier à la Chambre Plus de 2000 agriculteurs et éleveurs de bestiaux de la province de Malaga iront à la manifestation qui aura lieu samedi prochain, 21 novembre à Madrid, convoquée par les associations Asaja, UPA et COAG, et appuyée par les fédérations de gérants et coopératives agraires. L'objectif de la marche, où l'on espère une centaine de milliers de personnes, est de réclamer au Gouvernement un meilleur compromis sur le contrôle des prix, devant les "baisses rapides" enregistrées ces derniers temps. Comme l'expliquait le président de Asaja à Malaga, Javier Ciézar, la manifestation est le seul recours qui reste aux agriculteurs devant la "grave" conjoncture qui se passe à la campagne, plongée dans une "profonde crise de marché", avec "l'effondrement" des prix des produits et les couts de production "partis en flèche".
La campagne, avec 32.000 agriculteurs associés aux coopératives et un nombre indéterminé qui travaillent librement ou sans que ce soit leur activité principale, se plaignent du manque de soutien de la part de l'U.E., et de la maigre implication du Gouvernement, à l'heure de défendre les petits producteurs contre les pratiques "oligopolistiques" des multinationales qui les obligent à vendre à des prix plus bas.
Le secrétaire général de UPA Malaga, José Gámez, le secrétaire de COAG, Juan Antonio García, et le gérant de la Fédération des Coopératives Faeca Malaga, Carlos Cintas, rappelèrent qu'à Malaga, la production de bétail a diminué de 17%, avec des pertes de 75% dans le secteur porcin et 50% dans le secteur ovin. Entretemps, des prix comme ceux de l'huile d'olive et des citrons ont diminué de 40%.
"La campagne n'a plus d'issue", notait Ciézar, pessimiste, en donnant des détails: "il n'existe ni un traitement fiscal adéquat, ni des normes de protection, et les aides communautaires ne génèrent pas plus qu'une compensation, sans compter qu'avec l'entrée des nouveaux pays dans l'UE, on a compté trop juste, sans modifier le budget". Les agriculteurs se contentent donc de regarder leurs champs: " engager de la main d'oeuvre, c'est quelque chose que nous ne pouvons pas faire, parce que la campagne demande une spécialisation".   (13/11)

Tracteurs dans toute la province

Les agriculteurs de Ronda dans la rue Les agriculteurs et les éleveurs protestent contre la situation que traverse ce secteur et dénoncent l'énorme différence qui existe entre les prix d'origine et ceux de la vente en détail.
Agriculteurs et éleveurs se sont concentrés hier en différents points de la province de Málaga, où ils ont amené des tracteurs et distribué des tracts, pour ce premier jour sur les deux prévus de cette grève générale agricole, protestant pour la situation que traverse le secteur.
Plus d'une centaine de tracteurs de la coopérative d'huile d'olive Purísima Concepción d' Alameda ont parcouru les rues de cette commune sous la devise: "La campagne se ruine", comme l'expliquait son président, Francisco Dorado.
A Antequera, un groupe d'agriculteurs s'est rassemblé à la porte de la Mairie et a distribué des tracts avec leurs revendications collectives, dont notamment, l'importante différence de prix, entre l'origine et l'arrivée du produit qui affecte les consommateurs et les producteurs. A ce sujet, le gérant de la coopérative des Horticulteurs, El Torcal, Juan Romero, commentait le fait que la revendication des agriculteurs était leur droit à "vivre dignement" de ce travail, et soulignait le suivi "massif" de la manifestation, à laquelle se sont ajoutés les entreprises de distribution de produits phytosanitaires et d'engrais.
Ces manifestations se déroulaient la veille de la concentration prévue aujourd'hui à Madrid, où les agriculteurs prétendent transmettre leurs inquiétudes au Gouvernement pour qu'il "prenne note, parce que c'est lui qui a la capacité de prendre des décisions", selon Romero.
Le secrétaire provincial de la COAG de Málaga, Juan Antonio García, citait le chiffre de 80% de grévistes pour la province de Málaga et expliquait que des services de garde minimum avaient été établi "pour des cas de force majeure", comme celui de la coopérative des avocats Trops qui devait traiter des produits périssables.

Ronda

D'un autre côté, plus de 100 tracteurs de la Serrania (zone montagneuse) ont parcouru hier les rues de Ronda, pour exiger que l'on paie les agriculteurs "d'un prix juste à la source" affirmant que les intermédiaires et les marges bénéficiaires établies par les grandes surfaces les maintenaient à la ruine. Tous les collectifs agricoles et éleveurs de la région rondène, qui regroupe plus de 1000 exploitations, avaient stoppé leur activité pour s'associer à ce mouvement, secondé par tout le secteur.
Des représentants publics des partis P.P, P.A., et I.U., se sont joints à la manifestation et ont accompagné les agriculteurs durant leur parcours qui se termina au Moulin à Huile de Ronda, avec la lecture d'un manifeste. La majorité de ces agriculteurs vont se déplacer aujourd'hui à Madrid pour participer à la manifestation nationale, convoquée pour le même motif.
Des milliers d'agriculteurs de toute l'Espagne dénonceront la "ruine" de la campagne avec des tracteurs, marches de protestation, concentrations et lancement dans les rues de produits agricoles en cette première journée de grève nationale convoquée par Asaja, COAG, UPA et les Coopératives Agroalimentaires. Dans leurs déclarations à l'Efe (Agence espagnole de Presse), les organisateurs citent le chiffre de 85% de suivi pour la grève, qu'ils qualifient d'"historique" et de "succès total", avec plus de 200 actions dans tout le pays, et soulignent le fait qu'elles démontrent que la situation est "grave" et que le secteur agricole est capable de dire "Ca suffit".
A propos de cette grève, la première vice-présidente du Gouvernement, María Teresa Fernández de la Vega, a dit que l'Exécutif respectait le "droit légitime" des agriculteurs de manifester et a souligné que le Gouvernement maintenait un dialogue "permanent, constant et assez fluide" avec le secteur agroalimentaire.   (21/11)

Un "serpent" revendicatif

Un millier de vélos dans les rues Un millier de personnes ont parcouru hier la promenade maritime en bicyclette pour demander la construction de la piste cyclable du littoral. La Ville possède 40 km de projets mais à peine 7,5 sont construits.
Le climat de la capitale malaguène invite à l'usage de la bicyclette durant toute l'année. Cette maxime est répétée de temps en temps par les politiciens et les citadins, mais c'est difficile de passer à la pratique pour faute d'infrastructures. Le temps aide, sans doute, mais la ville n'est pas conditionnée pour utiliser le vélo sur la voie publique avec un minimum de sécurité.
Un millier de cyclistes sont descendus hier dans la rue pour le dire et pour demander "des pistes cyclables, maintenant!". C'est l'association des usagers du vélo Ruedas Redondas (les Roues Rondes) qui a lancé cette convocation pour que, à Malaga, ces infrastructures deviennent une réalité, le plus vite possible. Hier, ils ont parcouru la promenade maritime, parce qu'ils considèrent que la piste du littoral est "prioritaire". La "marche" est partie de la Place de la Marine à 11h, direction Huelin. Dans la rotonde avant de l'édifice de l'ancien Tabacalera, les cyclistes firent demi-tour aux Cuatro Esquinas (Quatre Coins) de El Palo et revinrent vers le point de départ.
Des personnes de tous âges composaient le peloton. Depuis les petits enfants accompagnant leurs parents sur des sièges adaptés, en passant par les écoliers et les retraités. Aux cris de "Cyclistes, unissez-vous", des citadins qui n'étaient pas informés de la marche mais qui voulaient profiter de la matinée du dimanche pour se distraire par une promenade en vélo ont rejoint les promeneurs et ainsi, peu à peu, le serpent multicolore grandit à chaque coup de pédale. La promenade se prolongea durant toute la matinée et se déroulé sans incident, dans un climat festif autant que revendicatif.
Mais pour Ruedas Rotondas, un collectif qui a l'habitude d'organiser des circuits cyclotouristes quasi toutes les semaines, c'est très clair: "Aujourd'hui, c'est un rendez-vous revendicatif, parce que la piste cyclable est une priorité pour Malaga" affirmait Alonso González, son président, avant de donner le départ. Le geste d'hier ne fut pas seulement dirigé vers la Mairie de Málaga, car la pétition réalisée par le millier de manifestants sur deux roues était une piste cyclable réunissant la localité de Torremolinos à celle de Rincón de la Victoria, c'est-à-dire, toute la partie métropolitaine de Málaga. Actuellement, il s'agit seulement d'un désir qui peut sembler utopique, car le peu qui soit fonctionnel se trouve dans la capitale et précisément, la construction du tronçon du littoral est celui qui a le plus de retard, pour divers motifs.
"C'est une journée magnifique pour se promener en vélo mais on ne peut demander beaucoup plus, les projets de la Mairie sont en cours", affirmait hier le conseiller municipal de la Mobilité, Juan Ramón Casero. Au sujet de la piste du littoral, il a dit que le tronçon de la zone est de la capitale était le seul des 5 itinéraires projetés qui n'ai pas encore été démarré, parce que sa construction ne pouvait pas commencer avant que les travaux de consolidation contre les tempêtes de la plage de la Caleta ne soient réalisés. Un autre trajet qui complèterait la piste cyclable du littoral doit passer par le Port, dont le quai 2 est aussi en travaux. En ce qui concerne la promenade maritime de Poniente, Casero assure que quelques travaux sont déjà commencés. En résumé, pour le moment, l'option de parcourir en vélo la Métropole par le littoral est impossible et par la ville, seulement audacieuse, parce qu'il faut cohabiter avec le trafic routier ou les piétons, selon que l'on roule sur la chaussée ou sur le trottoir. Hier, ce fut possible, grâce au travail de la Police Locale, qui a assuré l'organisation du trafic.
La Mairie de Malaga mise sur un Plan Directeur de Pistes qui projette un total de 40 km à construire durant le présent mandat municipal, expirant au prochain printemps, lors des prochaines élections municipales. Mais, jusqu'à présent, à peine 7,5 km sont opératifs et 18 autres en différentes phases d'exécution. Bien que le conseiller municipal rappelait que 4 des 5 itinéraires projetés sont déjà en construction et que l'objectif est de donner un donner un bon coup en quantité et en qualité dans les prochaines années, l'objectif est de se rapprocher d'autres villes comme Barcelone (128 km) , Séville (84 km) Madrid (62 km) ou Victoria (55 km) qui sont quelques unes des grandes références en cette matière.
Les Ruedas Rotondas invitent à la réflexion sur les nouvelles infrastructures que l'on construit et considèrent que, dans tous les cas, elles ne sont pas adéquates. "La piste cyclable sur les trottoirs ne nous convient pas parce que nous prenons l'espace des piétons. Dans cette ville, il semble pourtant qu'il y ait moyen de diminuer l'espace des voitures. Nous demandons des pistes sur la chaussée, protégées contre le trafic routier", a conclut González.
Les travaux se poursuivent, mais dans 6 mois, ce serpent revendicatif reviendra pédaler dans les rues malaguènes.   (23/11)

Voici les illuminations de Noël

Près de 4 millions de lumières ! La ville de Málaga comptera 240.712 points lumineux de plus que l'année passée mais avec 60% de consommation électrique en moins, grâce à l'installation d'ampoules de type "led".
La Noël pointe à l'horizon dans la capitale andalouse avec l'inauguration de l'éclairage de Noël qui sera cette année plus consistant mais moins couteux que les autres années. La Mairie de Málaga a informé la presse que, ce Noël, il y aurait 3.964.350 points de lumières (240.172 en plus que l'année dernière) et que la consommation énergétique serait réduite de 60% grâce à l'utilisation de leds.
La conseillère municipale, Teresa Porras, a annoncé que les motifs de Noël seraient allumés vendredi prochain 27 novembre et qu'ils fonctionneraient pendant 41 jours. Comme nouveauté, elle a souligné que, cette année, les rues Nueva et Echegaray seraient illuminées pour la première fois.
Les illuminations resteront allumées entre 18h30 et minuit du dimanche au jeudi et entre 18h30 et 02h00 les vendredi, samedi et jours importants.
Au total, il y aura plus de 110 arcs avec de nouveaux motifs, des guirlandes dans de nombreuses rues et le typique arbre de Noël de 18m de haut sur la Place de la Constitution.   (25/11)

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